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Zones inondables et risque d'inondation en France

Arrêtés de catastrophe naturelle et classements officiels

34 669 communes répertoriées — l'inondation est le premier risque naturel français : 140 893 arrêtés de catastrophe naturelle depuis 1982. Cherchez votre commune pour son historique et son classement.

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Ce que disent quarante ans d'arrêtés

Depuis 1982, l'État a pris 140 893 arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation, répartis sur 34 481 communes — soit la quasi-totalité du territoire. C'est ce qui distingue l'inondation des autres risques naturels : elle ne concerne pas quelques régions, elle concerne presque partout, à des degrés très différents.

Au-delà des événements vécus, 17 690 communes sont officiellement classées au titre du risque d'inondation, et 11 355 sont couvertes par un plan de prévention opposable, qui encadre les constructions dans les secteurs exposés. Un classement ne rend jamais une commune inondable en entier : il désigne des secteurs.

Les communes les plus souvent reconnues depuis 1982

Le nombre d'arrêtés mesure la répétition des épisodes, pas leur gravité : une commune traversée par un cours d'eau capricieux cumule les reconnaissances là où une catastrophe unique n'en vaut qu'une.

CommuneArrêtésDernierPlan de prévention
Nice3715/10/2024Opposable
Antibes3302/02/2026Opposable
Marseille2907/10/2024Opposable
Roquebrune-sur-Argens2824/10/2024Opposable
Cagnes-sur-Mer2702/10/2020Opposable
Gennes-Val-de-Loire2517/06/2024Opposable
Lattes2418/12/2025Opposable
Narbonne2322/10/2019Opposable
Bordeaux2317/06/2024Opposable
Segré-en-Anjou Bleu2323/01/2025Opposable
Orthez2327/04/2026Opposable
Fréjus2324/10/2024Opposable
Cannes2322/09/2024Opposable
Pégomas2315/10/2024Opposable
Argenteuil2208/10/2024Opposable
Grasse2215/10/2024Opposable
Saint-Laurent-du-Var2202/10/2020Opposable
Vallauris2202/02/2026Opposable
Lucciana2223/12/2025Opposable
Nîmes2110/03/2024Opposable

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Les quatre documents à ne pas confondre

L'arrêté de catastrophe naturelle — un événement daté, reconnu après coup, qui ouvre l'indemnisation.

Le classement DDRM — la commune est recensée comme exposée au risque, à titre d'information préventive.

L'atlas des zones inondables — une cartographie des secteurs submersibles, sans valeur réglementaire.

Le PPRI — le seul document opposable : annexé au plan d'urbanisme, il impose des règles de construction dans les secteurs qu'il délimite.

Questions fréquentes

Comment savoir si une commune est en zone inondable ?

Trois documents se complètent. Le dossier départemental sur les risques majeurs recense les communes exposées ; l'atlas des zones inondables cartographie les secteurs submersibles à titre informatif ; le plan de prévention du risque inondation (PPRI), lui, a une valeur réglementaire et s'impose aux constructions. Aucun ne dit qu'une commune est inondable en entier : pour un bien précis, il faut un état des risques à l'adresse, disponible sur Géorisques.

Qu'est-ce qu'un arrêté de catastrophe naturelle ?

C'est la décision interministérielle qui reconnaît qu'un événement naturel d'intensité anormale a frappé une commune à une date donnée. Elle ouvre aux sinistrés la garantie « catastrophes naturelles » de leur contrat d'assurance, avec un délai de déclaration à compter de la publication au Journal officiel. L'inondation est de loin le premier motif : elle représente la majorité des arrêtés pris en France depuis 1982.

Les inondations arrivent-elles surtout en hiver ?

Pas seulement, et c'est un malentendu fréquent. En nombre d'arrêtés, mai et juin dominent : ce sont les orages d'été qui provoquent ruissellements et coulées de boue, y compris loin de tout cours d'eau. Les épisodes les plus étendus, eux, sont automnaux et hivernaux — épisodes méditerranéens de septembre à novembre, crues de plaine en hiver. Décembre 1999 reste l'événement record, avec plus de 26 000 communes reconnues d'un coup.

Que faire en cas de montée des eaux ?

Montez à l'étage plutôt que de fuir en voiture : trente centimètres d'eau suffisent à emporter un véhicule, et près d'une victime sur trois s'y trouvait. Coupez le gaz et l'électricité, ne descendez ni au sous-sol ni dans un parking, écoutez la radio et suivez les consignes de la préfecture. En cas de danger immédiat, appelez le 18 ou le 112.

Source : base GASPAR du ministère de la Transition écologique (arrêtés de catastrophe naturelle, dossiers départementaux sur les risques majeurs, atlas des zones inondables, plans de prévention des risques naturels), période 1982-2026.